Une femme et sa plume partie 20
Le 7 mars 2025
Chaque moment, chaque chose
A sa raison d'exister
Comme une vieille maison
Délabrée,
Les murs chuchotent
Il y a des jours où
Il y a des jours sans
Il y a des jours avec
Il y a des jours. Si et si seulement si
On sent parfois le poids des choses
Puis, soudain le vent apporte des pétales d'espérance
Tout devient un peu plus léger
Vaincre la peur, sa crainte
De voir le monde s'écrouler
Comme une lettre retrouvée après une rupture
Chaque jour, un renouveau
Malgré la fragilité de la vie
Un rayon de lumière Quelque part
La rivière chante. Elle sait que le printemps
La délivrera de ses glaces
Que son eau sera bleue, claire... meilleure
De ma fenêtre, je la vois
Insolente voire imprudente
Mais confiante
Elle sera toujours la compagne fidèle
Des oiseaux, des canards
Le soleil aime s'y mirer dans son miroir
La forêt l'encercle de ses longs bras
Le rocher
Ou l'eau des chagrins, s'épure
Le 8 mars 2025
Partager un fragment du ciel
Éclabousser de bleu tendresse
Broder des fleurs sur les draps de lit
Enlacer l'horizon
Embrasser à pleine bouche
La vie
Monter dans une barque
Laisser dériver
S'abandonner aux courants
Doux
Difficile de ne jamais chavirer
En période de tempête
Les vagues montent vers le ciel
Mais retombent toujours
12 mars 2025
L'oiseau
Heureux de s'envoler librement
Vers vous
Il ne craint pas le vide
Le lointain l'appelle
Son bec déchire les nuages
Depuis quelques jours
Mon coffre-coeur est plein
De silences
Le 13 mars 2025
Puiser au fond de soi, trouver, retrouver des émotions, des odeurs, des couleurs, des saisons, des mots, des bouts de vie
Écrire, raconter, dire, se dire, mais aussi taire d'autres bouts de vie. La vie c'est un tout. Dans ce tout, il y a des silences, des absences, du triste comme du merveilleux.
Derrière ma fenêtre, je vois le cours d'eau de ma rivière
Il y a beaucoup de souvenirs qui montent J'ai le coeur assez grand pour contenir tout ce que je vis. Malgré des brèches, des moments passés dans l'eau, mon coeur continue de se remplir, de palpiter.
Garder en mémoire mes visages aimés, mes moments si heureux comme des minis bras d'enfants autour du cou, le jour de mon grand amour, et tout ce qui fait que je suis moi.
J'ignore si j'ai aimé de la bonne manière
Si j'ai laissé ouvert mes bras, mon coeur
Si j'ai su écouter les confidences
Si ma perception des choses s'est révélée juste
Si j'ai offert ce que l'autre avait besoin
Si j'ai recueilli l'essentiel... qui reste à mes yeux, l'art de mieux se vivre
J'ai beaucoup de si....
Je sais seulement que je suis authentique, que j'ai beaucoup aimé et que j'aimerai toujours.
J'ignore si j'ai réussi à donner le sens de l'essentiel de ma vie jusqu'à ce jour
Oui, j'ignore encore tant de choses
..."Tout s'use, même la peine..." Paul de Roux (La valse obscure)
Le 14 mars 2025
C'est souvent, pendant que je fais mon train aviaire que les mots
Se déposent en moi. Ma solitude s'accompagne de musique, d'oiseaux Je tente de conserver le sens de certains mots, d'idées...
Les jours de grand soleil
Je me sens plus légère
Mes pensées aussi
Je retrouve mes rêveries de toujours
Parfois, l'usure du temps effiloche mes rêves
Mais ils ne meurent pas, ils se transforment
Dans mon coin de pays
La forêt est encore dégarnie, mais bientôt
Les arbres vont se rhabiller
Les jardins regorgeront de bons légumes
Les petits fruits éclateront dans les champs
Il y aura la parade amoureuse des animaux
Si l'humanité imitait ce renouveau, cette renaissance
Aimait, s'aimait au singulier, au pluriel' dans toutes les langues, sur tous les continents
...
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