Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Écrire chaque jour

 

 

 eric meunier.jpg

 

 

 

Écrire chaque jour

C’est raconter un peu de tout

 

Rire, pleurer

Même radoter

Écrire chaque jour

C’est se vider le cœur

S’inventer des messages si doux

Rêver

Avec les années

La sensibilité comme un chat s’enroule

Autour du cou

C’est fou

Mais le rose devient si rose

Le bleu si bleu

À jamais le cœur

Dans un océan de pleurs

Éponge mouillée

Je ferme les yeux

Des étoiles scintillent

Avoir le droit de pleurer
Dénouer
Les nœuds
Sur l’océan un bateau
Dérive
Esseulé
Au-delà de l’horizon
Les cieux
Sont blancs
Comme une chevelure
Écroulée
Sur les épaules du temps

Comme un lambeau d’âme
Oublié


Ce besoin immanquablement

De beau

Ce besoin inlassablement

De tendre

Ce besoin aussi de chagrin

Pour apprécier le bonheur

Se marcher sur le cœur

Lorsque le monde en chœur

A tant besoin

Découvrir un océan de pleurs

Malgré ces besoins de couleur



Le bonheur goute les fraises des champs
L’été a les yeux
Des enfants heureux

Habiter
Dans la maison du cœur
Porte et fenêtres ouvertes
À l’intérieur
Comme à l’extérieur

Plein de lumière

À pas feutré

Cueillir chaque instant

Délicatement

Comme un bouton de rose

Un bout de ciel

Un bout de rivière

Des arbres qui font la vigile

Un rocher solitaire

Une petite île au milieu du désert

En harmonie

Aimer

Que demander de plus

...
Plein de lumière
À pas feutré
Cueillir chaque instant
Délicatement
Comme un bouton de rose…
Un bout de ciel
Un cours de rivière
Des arbres qui font la vigile
Un rocher solitaire
Comme une petite île au milieu du désert
Se sentir en harmonie
Aimer
Que demander de plus

 

Dans le ciel immense

Le soleil

Lumière toute blanche

Se penche

Pour nous offrir

En silence

Toute la beauté du monde

Comme une lanterne

La nuit veille

Écarte les nuages

Pousse les branches

Pour adoucir la vie

Les vagues se penchent doucement
Les bruits s’échappent lentement
Comme si le jour discrètement
Hésitait
Le soleil somnole en paix
Le temps s’est couvert
On n’entend aucun oiseau chanter
Les arbres sont verts
Ils veillent soigneusement
Sur mon lopin de terre
Et ma rivière

 

Écouter le son, le chant

Des choses qui nous entourent

Respirer

Profondément

Réinventer

La vie

Se réapproprier

Chaque moment de joie



En pleine lumière

La rivière  ressemble à un miroir d’argent

….

Il y a un bouquet de soleil

Dans le cœur de ma rivière

Je ramasse quelques pierres de lune

Pendant la nuit

D’un geste tendre

Je capture le chant

Venu de je ne sais où

L’espérance dénoue les ombres

Entre deux battements du cœur

Faire en sorte

De s’habiller le coeur

De morceaux de bonheur

Cueillir à même le ciel

De bulles de douceur

Entre ses bras

Le soleil danse

Comme le chante si bien Yvon Deschamps
Aimons-nous quand même
…...
Avant de vous parler
De jouer avec les mots
J’en ai pleuré
Avant de vous supplier
J’ai chanté tout haut
Avec des sanglots
Il m’a fallu du temps
Il m’en faut encore
Pour sortir de moi
Tous ces émois

Avant de vous raconter

De jouer avec les mots

Avant de vous parler

De maux

J’en ai pleuré

Avant de vous supplier

J’ai chanté tout haut

Avec plein de sanglots

Il m’a fallu du temps

Il m’en faut encore

Pour sortir de moi

Tous ces émois

Il m’a fallu du temps

Il m’en faut encore

Pour surfer

Sur les vagues bleues

Apprendre toute sa vie

Faire le tri

De ce qui est important

Perpétuels recommencements

Le cœur au ralenti

Porter des deuils

Libérer son cœur

Apprendre toute sa vie

À vivre avec les absences

À ne pas faire l’amour avec la vie

Toujours les yeux fermés

La vie notre plus grand défi

Du violon jouer

Écouter

Respirer

Les fleurs avec passionÀ libérer son cœur
À écouter le silence
À vivre avec les absences
À ne pas faire l’amour avec la vie
Toujours les yeux fermés

Suivre le chemin vers la rivière

Jusqu’au bout

Le soleil

Blanc ou jaune

Reviendra

Quand une étoile se meurt

Une autre

Deux autres

Cent

Mille

S’installent peu à peu

Parfois, un peu de poésie

Celle qui passe par le cœur

Un peu de musique

Assise au milieu du jardin

Une rose entre les doigts

Entourée d’eau

Je berce mes rêves

Un silence émouvant

Se dépose en moi

 

Je n’ai aucune envie de cesser de chanter
Lorsqu’arrivent les beaux jours de l’été
La saison chaude comme l’amour
Reste en équilibre
Mais je ne peux pas oublier

Ce vent qui me poursuit

De son souffle brulant

Comme le baiser fougueux d’un amant

Je n’ai aucune envie de m’envoler

Au loin

Comme les oiseaux

J’espère toujours

Construire mon nid

Rester longtemps en été

J’aime le soleil

Le ciel bleu

Les fleurs parfument les jardins

Les oiseaux volent librement

Cependant,

Malgré les soleils levants

Les soleils couchants

La tristesse revient parfois


Ce vent qui me poursuit
De son souffle brulant
Comme le baiser fougueux d’un amant
Je n’ai aucune envie de m’envoler
Au loin
Il fait si bon
Comme les oiseaux
J’espère toujours
Y construire mon nid

Rester longtemps en été
J’aime le soleil
Ce ciel si bleu
Les fleurs qui parfument les jardins
Les oiseaux qui librement se posent



Sous le poids des années

Sentir son cœur se courber
Regarder dans la glace les signes du temps
Passer sa main lentement



Ne plus savoir ce qu’il faut dire
Ce qu’il faut taire
Ce qu’il faut faire
Ce qu’il ne faut pas faire
Toujours cette impression d’être de travers

Garder la tête haute
Sentir son cœur se vider
De plus en plus
Se sentir de trop
Se retirer
De plus en plus
Loin

Tenter de donner tout ce que l’on a
Même ce que l’on n’a pas
Se dénuder
Puis se retenir
Pour ne pas éclater
En sanglot

 

 

Puis, un matin

Le ciel intérieur

Laisse à nouveau filtrer

De la lumière

Il faut de tout

C’est le prix pour rester vivant

Pour aimer aussi longtemps

Que ce temps

Qui nous est offert

Il faut de tout

Même du chagrin

C’est le prix pour rester vivant

Apprendre à profiter de la douceur de l’instant dans un monde rempli de bleus du cœur. Faire taire en soi les drames, faire tarir les larmes pour mieux vivre le moment présent

Des petites gouttes de pensées
laissées là, tombées,
...

La lune

Se penche
Pour nous offrir
En silence
Toute la beauté du monde.
Comme une lanterne
La nuit commence et veille
Elle écarte les branches
Pousse les nuages
Pour adoucir la vie

J’en ai pleuré
Avant de vous supplier
J’ai chanté tout haut
Avec des sanglots
Il m’a fallu du temps
Il m’en faut encore
Pour sortir de moi
Tous ces émois

...

 

Mais toujours aimer

...

 

 

Artiste peintre BAKA ( Éric Meunier )



10/07/2016
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