Une femme et sa plume partie 19
Le 2 mars 2025
Tourner la tête
Entrer dans la chambre
M'assoir sur le bord du lit
Effleurer son épaule
Souffler à son oreille des mots si tendres
Si doux
Remplis d'espoir
Suivre le chemin
Avancer, tomber, se relever
Cela fait partie de la vie
Retenir ce qui construit
Devenir architecte
Construire des ponts
Embellie
Nul ne connaît la durée
De la traversée
Ni le courage pour affronter
Les intempéries
Alors continuer de sourire
De prendre l'autre par le coeur
Il y a toujours un phare
Quelque part
Le 3 mars 2025
Il me semble que les jours
Vont si rapidement
Comme si j'arrachais chaque page de mon histoire
Avant d'avoir débuté la lecture
Je me lève tôt et je me couche-tard afin
De ne pas empiéter sur le sommeil de ma fin sur terre
J'ai tant à faire
Tant à rire à pleurer
A vivre
Le vent comme le temps ne s'attarde pas
Surtout, il ne m'attend pas
Le ciel est si bleu
C'est encore froid, mais il fait beau
La lumière se faufile entre chaque branche
Avant de plonger dans le cours de la rivière
Comme dans la chanson de Michel Fugain
" même en cent ans, je n'aurai pas le temps
Pas le temps..."
Le 4 mars 2025
Quelque part
Des ombres sous les conifères
Des âmes fragiles
Des orphelins de l'espoir
Une barque amarrée au bout du quai
Attend les brisures de la glace
Un(e)bon ou bon(ne) capitaine
Pour atteindre l'autre rive
Pour l'instant
J'invente des trèfles à quatre feuilles
Des vents chauds, des mots doux
Un colibri
Des mains, des cœurs enlacés
Pour l'instant
Me réfugier dans l'imaginaire
Rêver
Le 5 mars 2025
Ces jours-ci mon coeur
À mon insu, crache
Avant de sombrer
Je ferme les yeux
Je les ouvre
Toujours les mêmes histoires
De l'effroi, de la peur
Comme un besoin de plonger dans mon passé
Y trouver des moments de réconfort,
L'instant présent me reste chancelant
... demain
Je préfère ne pas trop y penser
Pourtant, il le faut
Agir
Unité,
Ne pas rester figé(e)
L'immobilité ... tue à petit feu
En marge, je respire
À petits coups
Reprendre le calme plat de ma vie
En attente
Faire taire l'envahissement des mots
De désespoir
Je ne vis pas dans un monde de licornes
J'aspire seulement à la Justice, le respect
De (pour)tous
Il est dit «un seul être vous manque, et tout est dépeuplé"( Lamartine)
Moi je pense un seul être incarne le mal
Et le monde devient un gigantesque chaos
Je ne me reconnais plus
Ma rage intérieure, mon sentiment d'impuissance me rongent...
Vivement les mots, la musique, trouver un peu de tendre, de douceur ...
J'avance
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